IRM

Comment une IRM et-il fait ?
L’IRM ou Imagerie par Résonnance Magnétique Nucléaire est une technique non invasive, d’une totale inocuité, basée sur le principe de la résonnance des atomes de certaines molécules (en imagerie diagnostique : l’hydrogène) sous l’action de certaines ondes de radio-fréquences.

L’appareil est constitué d’un tunnel formé d’un aimant trés puissant (0,1 à 1,5 Tesla) entourant le lit d’examen sur lequel s’allonge le patient. Des antennes spécifiques y sont connectées. Certaines émettent une onde radio-fréquence qui excite ou stimule les noyaux d’hydrogène contenus dans l’eau composant nos cellules (près de 80% du poids corporel est constitué d’eau). Après arrêt de la stimulation (qui dure à peine quelques millisecondes) les atomes d’hydrogène restituent cette énergie qui se dissipe dans différents plans de l’espace sous l’action du champ magnétique de l’aimant.

L’énergie est alors captée par d’autres antennes dites antennes réceptrices puis analysée par un puissant ordinateur qui construit alors une véritable carte énergétique de la partie du corps étudiée. Suivant la composante en eau des tissus analysés, leurs vascularisations et leurs pathologies éventuelles, les images seront différentes et l’ordinateur réalise des images en noir et blanc d’une très grande sensibilité et très précieuses pour le diagnostic, notamment en matière de pathologie tumorale ou infectieuse. Il est ainsi possible de réaliser des coupes dans tous les plans de l’espace et ce de pratiquement n’importe quelle partie du corps humain comme si l’on effectuait une étude à ciel ouvert sans bien entendu toucher le malade.

À quoi sert l’IRM ?
Dans certains cas, notamment en pathologie tumorale ou infectieuse une injection intra-veineuse de produit de contraste peut être réalisée, ayant pour effet d’améliorer la visibilité de certaines images (on dit prise de contraste). Les indications de l’IRM sont multiples et ne cessent de se développer citons l’exploration :
- du système nerveux central (cerveau, moëlle épinière)
- du rachis (recherche d’une hernie discale, pathologie traumatique ...)
- pathologies ostéo-articulaires (exploration de la plupart des articulations : épaules, coudes, poignets, hanches, genoux, chevilles).
- pathologies génito-urinaires (tumeur des voies urinaires, des reins, des ovaires, de l’utérus, de la prostate, du sein ..)
- pathologies digestives (exploration du foie, du pancréas, des voies biliaires...)
- des artères (étude des vaisseaux du cou, du cerveau, des membres, de l’abdomen, du thorax)
- pathologies thoraciques (le médiastin).

Les IRM sont-elles dangereuses ? L’onde radio-fréquence est d’une totale inocuité, parfaitement indolore et le patient ne ressent absolument rien.

L’inconvénient majeur réside dans le fait que le patient doit respecter une stricte immobilité pendant toute la durée de l’examen (environ une quinzaine de minutes) et que par ailleurs le fait d’être enfermé dans un tunnel est parfois difficile à supporter pour certaines personnes en particulier les claustrophobes.

Du fait du champ magnétique puissant pouvant déplacer les objets dits ferromagnétiques, il existe certaines contre-indications : les valves cardiaques artificielles métalliques, les stimulateurs cardiaques, certains clips cérébraux ou certaines prothèses ou objets métalliques. Il va de soi que tous les objets métalliques ou magnétiques doivent être déposés à l’extérieure de la salle d’examen (clefs, pièces de monnaie, carte bancaire ...)Cette dernière est par ailleurs protégée (on dit blindée) par une protection spécifique (cage de Faraday) qui la met à l’abri des perturbations ou pollutions magnétiques extérieures (émission d’ondes CB, etc ...)

Afin de gagner du temps lors de votre visite, imprimez et remplissez ce document "Consentement du patient" qui vous sera demandé.